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M'MaïT

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Boxe

Boxe et mets en espace les spasmes de ta hargne

Apprends le maniement de la force physique que ton corps sème à tord plus qu’à travers

Surmonte les limites que tes nerfs se signent, que ton cœur te saigne

Reprise l’énergie même épuisé, joue contre terre.

Boxe et pour être efficace tu dois interpréter le rôle de l’adversaire,
anticiper l’effet, soumettre les réflexes, de mort et de survie

Mets l’instinct à l’envers, danse et plonge au revers de la garde

Éduques ta rage de vaincre, ton agressivité

Dépasse toutes tes forces pour te vaincre toi même

Déplaces harmonieusement la masse musculaire

Déploies ton amplitude avec parcimonie

Entres dans la souffrance pour la télécharger
comme un programme virtuel livré à bon escient

Boxe et vois derrière les gants les yeux déterminés
te donnent plus d’indices que les terminaisons élancées contre toi

Ne prétends pas abattre qui tu n’saurais connaître

Même le plus grand boxeur n’est qu’une pâte singulière

Empathique animal
qui donne et qui encaisse.

Boxe, métacarpe en météore,
métaphore métaphysique
de la lutte symbolique
d’une vie qui (en) veut...

Soie sauvage (extrait)

Sois sauvage enfant sage

Vermisseau du dragon rugissant aux pommettes

Feu follet d'une aura diaphane et opaline,
comme un magma divin soufflé par le sang froid

C'est l'instinct du félin tapi dans le poisson

Le poid philosophale asphyxié par l'asphalte

Le secret de l'alcôve, profondeur insondable
des êtres psychiatristes

L'anti-sentimental c'est la santé mentale, anéantie
du destin modèle des poupées de chiffon

Le conflit éternel entre l'être et l'oubli

Des corps en soie sauvage dans une boule de boîtes
d'extrème gravité.

Une nature pourrissante d'édifices en papier

On aprend à se taire, à terre, à se terrer

Les apparences lissées ou faussement esclaffées,
sont passées à la brosse ou au fer à friser
: l'étalon indocile devient "petit poney"

Nous sommes à Nigoland
le pays où seuls les cons sont heureux!

Le rêve du cowboy: des hordes apathiques de veaux qu'on cravache par un long trauma.

La fantaisie mutine trompette l'infanterie,
se joue du son des cloches et libère sa musique.

Tu crois domestiquer celui qu'on apprivoise?
Il n'y a pas de pégaze.
Seuls nos rêves ont des ailes.

Dunes dont un grain de sable parvient à vous toucher...

Voyage

Je voguerai vers ces pays de moiteur, cap équateur, me griser du noir et blanc. Des papillons me chatouillant les péniches, je prendrai mes petits bateaux de papier, les coquillages de mes colliers et je serai bien loin. Toucher le ciel de ma marelle pour mettre Paris en bouteille.
Des milliards de petites mains de mousse s'éclosent sur les rives et les roches depuis l'éternité jusqu'à la fin des temps. Elles roulent et s'écoulent, brassant les bracelets, alléchant les pieds, pétrifiant de frissons des morceaux de peau mordorés par l'azur ou parcourus d'étoiles. Que de belles images berçés par le bris des vagues sous le bruit perché du bleu et du blanc. Depuis que dansent les astres, les poissons lune et les pierres se sablent du souvenir incessant, uni, des peuples.

Emblématrice

Logos emblématiques, facéties d'expressions couronnent la nature de sens absurdes et inhérents, donnent aux mots des couleurs et des connotations, des signes au destin comme une carte de tarot. La poésie du calligraphe, écrasée par le seau de sociétés distinctes et distinguées, la ponctuation de la publicité sur les couloirs du trajet. Qu'est-ce-qu'un symbole? L'écusson du pouvoir du temps?

Alchimie

La relation est une suite d'alchimies à remous de type a+b=A

Chaque rencontre provoque un amalgame de sensations visibles et invisibles:
Voltige de particules microscopiques qui s'aimantent et se rejettent
comme une étoffe arachnéenne et impalpable qui se tisse entre 2 corps.
Des combinaisons multiples de shémas uniques, parce que chaque sang a son produit chimique, parce que les sens ont une essence magique, une touche de matière grise qui font sentir ou réagir d'une manière ou d'une autre...

Invitation

Et je sais qu'il y a des "trop tard" et qu'on peut mettre les "si" en bouteille. Non pas par le rêve mais parce que le rêve est loi. Dans le grand miroir, on fait mentir les mots bas, voler les éclats comme des plumes de verre fragiles et légères, les fissures de l'esprit forment des tranchées noires, des champs de batailles comme des labyrinthes. C'est l'heure où les pulsions passent par dessus les toits. Je vous invite derrière le miroir où vous verrez vos rêves en couleurs Je vous invite à marcher dans les soirs chercher le lieu où plus rien n'est erreur.

Paroles...

Parler, éparpiller des sons dans l'espace, des sons ronds, rêches ou pointus. Produire une pollution sonore plus ou moins dense par la buée bruitale des pores de la langue, papilles qui s'agitent Luette hululée ou hurlée ou tremblée à la porte des pensées (fermée). Le langage polyglotte siège au creux des pupilles. Je parle et le flot de mes mots n'atteind pas la rive escomptée Je parle et la vague de mes dires se cogne à un mur Je n'casse pas d'briques J'imbrique un bruit sur une pensée qui ne s'exprime pas mais qui pas à pas fait chemin dans les mots Une forme compressée mais compréhensible pour toucher la corde sensible des accords majeurs, des accords mineurs que le corps accompagne. Dans la parole écume la bave de la colombe, l'ironie du crapeau ce qu'on veut bien admettre, ce qu'on veut interdire... La parole roule sur les galets et n'amasse pas mousse Du sable qui s'écoule, sablier qui s'égoutte, on écoute rien dedans Une coquille essorée au vide énigmatique, chaos assourdissant. Le geste importe plus, les mots emportent peu des idées qu'on féconde, des ions qu'on se transmet...