mardi

l'anthologie du tison
Créée avec la joie taquine
des tissus tristes du trou
Sous la toison d’or se coud
la magie hormonale des alchimies
d’essence d’état physique ou
métaphysiques, indécence atomique,
incandescence relationnelle
C’est l’anthologie du tison
les sens mangent la matière chaude
qu’il faut pour s’enflammer
Une fusion furtive de coups de coeur
qui se croisent
quand les regards se toisent
d’un déclic insondable
une pulsion subliminale
et le mensonge du monogame
coule comme une sueur
sur le dos des passions
Ali Baba
Bali bali boa
Tu serpentes vers moi
Ton boa à la main
Me poissonant le miaou
Et tes pieuvres de doigts
Médusées dans le cou
Du cône roucouler
Le ronron et le râle
Entre les poissons-smack
Nous glissant de grisou
Dans les boues du lit
Charmeur au sang pourpre
Tes mains tel un poulpe
m’étranglent de désir...

Anecdote
Aujourd’hui nous marchions dans la rue
quand 3 pipis de chat nous sont tombés dessus
et sous les petites notes des gouttes sur nos caboches
nos baisers sous abris gloussaient des bulles en choeur
et nos rides rieuses ont chanté des oiseaux :
3 jolis cui-cui et il faisait beau!

l'AMANT-DORMI

calligraphie

lundi



Janna

Le volcan éclatant du ciel qui nous poursuit
Les ombres chinoises des batailles de Gengis Khan
en éventail dans ces volutes de pluie
sur les champs de moutarde
sur le point d’éternuer
ses étoiles sur la nuit
Une licorne étincelante, d’un blanc immaculé
renâcle les poignées violettes de sable sombre
Lucarnes blondes illuminées
scellent un relief aux coutures en 3D
Des plaines plantées en étagère
par dessus les terres en jachère
Des champignons qui poussent
aux cheminées des toits
Tel une fée distraite au pays des mystères
Je visite des cavernes d’ostralopithèques
où de grands dinosaures viennent m’épouvanter
On pourrait presque lire l’histoire des hommes entière
Brillante, ensanglantée
Témoin d’émois sur les herbes couchées
en vagues par les vents
Gouttes de coquelicots éclaboussées par le halo lent du crépuscule rougissant
Le velours sourd et sage de la veuve qui descend
tisse sa toile noire sur le défilé blanc
Et la lune timide fait son sourire en coin
Une nuit je l’ai vu, rousse et resplendissante
se faire manger la joue par un dragon géant
Passagère dilettante du temps qui passe en boucle
De ce petit tchouc-tchouc qui m’infantilise
Je me prends à rêver que je suis cet oiseau
vaporeux et lointain
qui survole son destin
par delà les routes


Le monde de Lino

Oxy-more

Janna