lundi

Insubordonnée
Je désobéis aux ordres destinés à m’estampiller
comme un mégot torpillé, pillé et torpillé sur une peau de métal
Je préfère marcher droite même si la route est longue,
me dresser à la face des détracteurs de songes
Insubordonnée
Je sais pardonner les horreurs à bras l’coeur
mais à la main levée et au couteau tiré
Les vecteurs de pourquoi, les erreurs effectuées
sont facteur du karma des êtres passionnés
Insubordonnée
mutine acidulée
au royaume des borgnes
je dépasse les bornes
mais n’abandonne jamais les miens
Je pare à la misère par des tours de passe-passe,
détournements d’fonds, cambrioles et saltos...
Insubordonnée
Celui qui compte ruiner mon âme n’arrive même pas à me miner
J’incube le rire des fées, le sang froid des sirènes et les striges des succubes en une potion technique pour butter l’importun, les démons de midi et le bouc de Sabbah
Insubordonnée
J’extermine tout ce qui tarabuste, tarentule, asticote
J’exécute mon destin et ma foi artistique termine déterminée l’oeuvre de ma vie.

Scène slam à Bagnolet



I.slam




A tous les profèteurs de mauvaise augure
les pendards qui se prennent pour des ninjas de dieu
Les prêtres qui prêtent serment sur les fesses d’un enfant
ou les éducateurs démasqués démagogues
Garde de CRS devant les synagogues
Saccage de textes saints en purée muslim
Excuse crétine pour justifier la dîme
Châtiment judaïque en terre de Palestine
toutes les guerres prennent leurs sources
au cœur du fanatisme
Haines informes+noirs desseins=Obscurantisme
Qui nous écrit ces contes qu'on appelle religions?
Qui nous décrit ses vers comme une dictature?
Vastes sectes des hommes machiavéliques
manipulent l'Histoire pour l'empire,pour le pire
Emprise sur l'esprit faible
Faibles femmes qu'on déguise d'opaque oppression
Lilith diabolisée pour des èves fantômes
et la Magdaléenne recluse en damnation
soumission au plus fort de muscles ou de bourse
L’exquise inquisition inspire de nouvelles sources
Que le pape décline l’argent sale de son trône
Le sang inonde encore les routes à Babylone
scolère sclérosée d'intégral intégrisme
Il nous manque tous une case à concrétiser
c'est pas en kamikaze qu'on réglera l'problème
De la merde dans chaque bled y en a sous chaque semelle
On va pas se soumettre à n'importe quel blasphème
Sur l'île du cerveau c'est toujours plus facile de trouver des fautifs,
de détourner les sens, de se "prophétiser"
pour mâquer sans vergogne des enfants sans avenir
sous prétexte d'un pseudo paradis...
mais tu m'fra jamais croire que "Dieu" a voulu "ça"
T'es que l'fils de ton père, personne t'a rien demandé!
D'une façon intrinsèque on sent le "Bien", on sait le "Mal":
La conscience? C'est pas des têtes de bites qui vont nous l'enseigner!
Personne n'est assez digne de dicter son point de vue
dictature de dictames mal interprètés.
La foi roya, c'est tout autour de toi
C’est les arbres verd-hissant leurs 1000 feuilles
sur le drapeau du ciel
C’est le ciel qui ensème ses paillettes dans l’amour de tes yeux
Au bord de tes cils, un grain de Sahara porté jusqu’à Paris
Le rire des oiseaux qui chatouille ton gosier
Le goût des éléments, le senteur des essences,
les potions de ta grand-mère, le rire de ton enfant...
La foi, mon frère, c’est une part de divin qu’on décèle en chaque être, sur chaque vie, c’est une histoire sans fin, une énigme aux 1000 branches...Dieu ne possède pas; il est Universel.

Scène slam et spectacle des siamoises (samedi 17 mars)


Haïssons nous mon amour
Hissons nous en haut du pire
pour inonder l’enfer de cette pisse de rire!
Fermons le firmament de notre trait d’union
Fusillons Cupidon!
Haïssons nous mon amour
Hérissons tous nos poils, comme des chats échaudés,
comme des rats enragés...
Comme l’éclair gronde l’orage, parés de colère,
cracher sur l’esclavage des utopies de “sainte joie”
Foudroyés, le diable au corps, le venin du désir nous mord encore le cou
Et tous les serpents d’Eve dansent les sillons souillés
d’une Cendrillon désenchantée et de son prince maudit...
Haïssons nous mon amour
Je t’ai tant aimé que j’ai tout admis mais désormais je te vomis
Si je n’suis plus ton bien, je serai ton malaise
l’amour n’a pas de propriétaire.
Je t’ai donné mon cœur, je ne peux le reprendre
Alors je vais te l’arracher!
Des Amazones à Mata-Hari, je serai ta Walkyrie
Le pire cauchemar de tes rêves fragiles
comme la poupée frisée que tu pouvais briser, suspendue à ton bras
Cassée/caressée/cassée/caressée...
Toi qui fut l’homme de ma vie
Je comptais sur toi
comme le fil sur sa poulie
Tu comptais pour moi
Bien plus que l’paradis
Mais aujourd’hui
Je compte sur mes doigts
les jours de sursis
et les pièces de centimes
dans la tirelire des ptits...
Oui je te hais mon amour
pour tout c’que t’as pas fais pour moi
pour le temps, la salive que tu m’as fait gâché
Et je me hais aussi de n’pas t’avoir haï
quand j’ai perdu l’honneur, l’orgueil et la fierté
Faire l’amour/faire la guerre
entre nous c’est lié, on ne peut plus rien y faire
Et nos mains de velours
forgent d’armes et de fer
les chaînes qui vont nous massacrer!
Le cœur ouvert, les artères palpitants de notre vague à l’âme
remontent les sangs jusqu’aux nerfs de nos dents
effluves des sentiments qui nous ont ravagé
Ce désir invincible qu’on cherche à transpercer
ce désir, encore lui, est plus fort que la mort!
Amor haïssons nous puisque c’est le tremplin de notre liberté
Sans haine c’est la souffrance qui va nous déchirer
C’est plus chanmé qu’les grecs c’qu’on s’fait comme tragédie!
C’est plus trash que Sénèque, plus puissant que Sophocle et Racine réunis!
Insultes et trahison, crime verbal passionnel
jalousie et bastons, sexe, drogue et Machiavel!
j’en censure pas beaucoup parce que c’est trop cruel...
Haïssons nous mon amour
Nous avons toute la Terre pour nous consoler
des tas d’célibataires devront panser nos plaies
Une belle brochette de cœurs brisés épinglés sur le mur du salon
nous contemplent de leurs regards ronds...
Au plaisir de s’être dépecés
Au regret de s’être amourachés...

Paloma


Lilipuce

Une clarinette câline en matinée a soufflé sa bougie sur mon ventre gonflé
Une pelotte de pétales dans un dédale de roses
Tirer lui la bobine, le bout de chou cherra
Une créature chérrie toute entourée d'émois
Frimousse douce, corpuscule délicat qui s'étire et qui tremble, portée par de grands bras, bercée de louanges
Elle prend son élan, sort de son lit de lune, carabine sa maman! Une colombine se plume, gazouille dans les rigoles de ses petits sanglots
Volée du nid des anges
Bouillies à la vanille, cacas au chocolat, maracas de hochets, bêtises au bout des doigts
Te voilà qui titube et comme un culbuto tu chavires sur tes cannes et tombe dans ta culotte
Tu roules ta bille sous mes yeux en merveille et même dans la grisaille ton sourire m'ensoleille.

Mèrisolée

Hyperbole-optimystique
J’extrais le meilleur de toi même pour dresser ton éloge
Au chapeau les lapins, les mauvais tours, les vilains défauts
comme une fée délivre son prince du crapaud
Je cueille les mûres que les ronces ont permis
J’étoffe de brindilles tous les feux endormis
comme un marchand de sable apporte aux enfants rêve
Pouvoir voir dans le noir des contours rassurants
Mince espoir qu’on surplombe de sublimes compliments
Je suicide la douleur en suscitant l’exploit, en exploitant l’échec pour subsister un cœur dont le battement s’efface d’avoir eu trop d’éffroi,
pour que le froid ne glace, que je ne tombe pas lasse, j’imagine de la classe sur des épouvantails. Je pousse à l’as la crasse, l’horreur des jours sans nom, l’erreur des nuits sans lune, l’errance de ta présence.
Je crois aux inventions de nouvelles intentions
Je passe à l’inventaire les jolies balayettes qu’avaient pu retourner les situations, je souffle l’éventail sur les braises qui s’écroulent. Qui ne croit n’éclabousse que dépit sur sa vie. Des idées cheminées je fais de l’idéal, je cultive des fleurs bleues sur les terres frugales, j’embrasse les lèpres rouges du rebut qu’on maudit.
Et si à contre-pied je contemplais la gale, la belle n’épouillerait pas toutes ces bêtes noires, je laisserais crisser la grenouille sous mon pied...croassement de semelle, due cruauté. Oui si par un soudain je fée de la baguette un balai magique? Que retombent les lous, les haillons, les citrouilles?Je n’sauverai pas mon cœur sans trève d’illusion mais je sauverai mon âme sans trève de conditions. Ainsi vole, vole, vole l’optimystique hyperbole, dans les plumes du doute suivre son pressentiment, rien ne sert de couvrir mieux vaut serrer les poings que de voir son désir jeté à la poubelle, la magie, c’est un fait, ne change pas les gens et s’il ne reste à terme qu’une ordure inclassable, saisis-toi du balai, la baguette est précieuse...