jeudi

Gagner ma vie


Quelque fois voire souvent j’me projette dans l’avenir
J’m’imagine vieille et riche m’tapant des gigolos
Jet-setteuse allumée des clochardes de Paris
Montant une entreprise de théâtre de rue
Ou dans une caravane avec 3 gosses en plus
dire la bonne aventure: “Cabinet de voyance, nous devinons l’avenir dans le marc à caca”!
Grattons à toutes les portes et sortons les violons!
Créons une super-prod: “Escrocs-Académie”!
On abuse facilement des humains démunis
La leçon de commerce: mépriser tous ces cons pour un paquet de fric au taquet sous leur table
Ou être un boeuf docile et tirer sa charrettte à la sueur de son front pour se faire traire le lait du fruit de son labeur.
Pour un confort modeste: dormir en HLM, manger, boire et fumer en payant ses factures.
L’honnêteté de nos jours c’est du vent dans les poches!
A crédit l’illusion, passer de fêtes en dettes
avoir une mercédès, manger des clopinettes
Démarcher, colleporter, se vendre comme une pute!
Faut trouver l’mode d’emploi en voie de developpement
Motoriser l’esprit à d’autres perspectives
Le temps qu’on réalise, ben c’est déjà fini!
Mais gardez le sourire! (conseil de charlatan)
Même si tu sais rien faire
même si t’as du talent
même si t’as pas envie!
Tu peux être infirmière les jours de cannicule
Bûcheron jours de tempête
Phasme-caméléon
Curriculum-vittae multi-récidiviste
Trouvons le bon filon du business qui rapporte!
Et comment s’en sortir sans avoir “les moyens”?
Pour la consommation faut être productif
C’est un peu comme Alice au pays des merveilles
on tombe dans un tracnar sans dessus-dessous
et c’est la reine sans coeur qui joue avec ta tête!
Ici le superflux prend tellement d’importance
quand on relativise à l’échelle du Monde, c’est iMonde!
Mais voilà c’est comme ça il faut gagner sa vie et chacun fait avec
quelquesoit son milieu et sa chance au départ
même si tu viens de loin fait ton bonhomme de chemin.
L’estime qu’on mérite dans la mesure des gens vient de ce que tu fais pas de ce que tu sens
Ce que tu es n’est rien si tu n’vaux pas un clou
l’artiste est reconnu à son compte en banque!
“Gagner ma vie” vraimment rien est gratuit, moi qui pensais qu’on me l’avait donnée!
Et quand y a eu mal donne comment fait on balle neuve?
En braquant les tabacs et les marchands d’baskettes?
A la “pretty woman” en couchant dans l’bon lit?
En piratant des cartes ou en draguant des fonds?
Un peu d’argent facile et puis...c’est la zonzon!
Arrêtez d’faire aller! Arrêtez d’faire avec!
Il faudrait un Zorro pour nous sortir d’affaire
Il nous manque 3 zéros...
Sauve qui peut c’est l’euro qui nous rend heureux! (?)
Quelquefois voire souvent j’me projette dans l’avenir
j’m’imagine vieille et riche, auteur d’un best-seller,
Peintre d’une galerie d’art, serveuse derrière un bar
ou vedette de ciné tchatchant à la télé!
Je cherche partout des signes permettant d’espérer parce que j’veux pas penser à pas m’améliorer.

Thorr

Atlas

Pachamama

A vous tous bannis de la tendresse des hommes. Vous comme un courrant d'air qui claque entre 2 portes, nés des terres infertiles où la frugalité est seule égalité. Que la fierté reste avec vous, votre haine est un chant d'amour, votre misère est déliquescence. Minorités maryres, le monde entier esclave jalouse sur vos pieds l'ombre de sa liberté.

Le martyre

Les fusibles en fusion, les câbles en haute tension, j'élabore l'infusion chimique du pétage de plombs. Décortique le point G des cortex inflammés, l'apogée des psychoses criminellement inséminées. Sur le ring les dés sont jetés comme des pions sur l'échiquier, lynchés en bataille rangée. Dans la place des lobotomies la fanfare des casse-noisettes explose l'osmose des berçeuses tue-tête. C'est les voleurs de rêves contre les crève-la-vie. Et selon la formule des magiciens d'Oz, je compose la rythmique, infraction de secondes, décadente phonétique,, subliminale potion. J'atomise les mots de ma salive électrique. Attention l'attentat verbal est épidémique le court circuit se propage comme la rage douce de mon son assassine le silence sourd des prisons. Le destin clandestin des papiers s'écrie, brise le verre de ces vers en furie. Les fers de tes pieds tirent la boule du canon. La haine que tu sème vient s'éclore sur les roses, de métaphores en métamorphoses les peaux rouges des pétales scalpent la page ensanglantée de prose. Mais le mentor menteur s'est bannit de sa cause, l'apothéose des phrases n'est qu'une échymose qui s'efface quand rien n'est accomplit.

Très chère chair qu'on aime pas nommer, J'aimerais t'enchainer ce petit résumé d'un fantasme dérisoire à mettre en pratique: Tout d'abord un petit ravalement de façade. Je vais casser mes doigts sur ton putois minois, Eclatter d'un coup d'boule tes dents de porcelaine, décollement de racines à la fourchette, déchirer tes cheveux, creuser ta fontanelle, jusqu'à sucer la moëlle de ta petite cervelle. En cure de manucure, retourner tous tes ongles jusqu'à la cuticule; Une légère balayette devant les escaliers pour te mettre à genoux et te casser les pieds; Te défoncer les côtes en sautant à coeur joie, découper tes vertèbres pour jouer aux osselets, Frotter ta gueule par terre jusqu'à limer ton nez, te faire péter la rate en steak tartare haché. Enfin percer ta chair d'aiguilles à tricoter, acupuncture de tes prunelles, tympans saignants, plexus solaire, cibler au mil les aréoles; Recoudre à vif les cicatrices car les miennes quoiqu'on fasse ne se ferment jamais...

Chat-poisson

Hé toi! Le matois poisson, étoile le mat tout poisseux qui cha-vire et qui miaule comme un cha-peau sur l'eau. Rouillé d'avoir goûté les douillettes litières, mes moustaches s'émoustillent des chatouilles de l'écume, tes écailles s'épattent sous leurs gants de velours. J'ai cha-loupé mon corps au ronron d'un bocal, tes bulles m'empoissonnent; Les persans, du sang bleu, qu'ont les larmes dans les yeux.
Un soleil abyssin aux rayons perçants chante dans les moires les sirènes abîmées du chancre que les encres ont versé sur la nuit, noire.
Etoile moi émoi, toi et moi, nous, étions. Amadoue à la doux les prunelles crois-sant lunes dans l'oeil qui di-vague et fais ligne féline des queues de poissons que les angelures divines ont griffé au cerveau. C'est la béguine sanguine du ying et du yang qui danse à l'envers sur l'aire tourmentée.